Tamiya Fast Attack Vehicle Re-release

Après avoir eu un SRB avant de m’en séparer, j’ai décidé d’investir dans un autre buggy Vintage de chez Tamiya. Ayant vu un exemplaire dans les mains d’un pote, j’ai tout de suite constaté une différence dans la tenue de route du Fast Attack Vehicle par rapport à mon ancien Rough Rider. Plus stable dans les sauts car plus large et mieux amorti, le FAV semble bien plus à l’aise à vitesse élevée sur un terrain accidenté. Du coup, je suis parti à la recherche du modèle identique mais d’occasion. Dans la même lignée, il y a bien le Wild One orienté davantage vers les performances sur la même base chassis, mais je n’ai pas réussi à me faire à cette carrosserie. D’ailleurs la notion de performance serait à mettre de côté quand on a un chassis aussi ancien mais c’est pour un usage purement loisir.
Sans plus tarder, je vais vous exposer mon travail sur mon FAV.

Les photos ci-dessous montrent le FAV tel que je l’ai reçu et photographié par son ancien proprio avant expédition.

Réception et début des travaux.
Je commence le démontage quasi-complet du FAV pour sortir l’arceau de sécurité et le repeindre intégralement en apprêt blanc puis en bleu.

Le chassis a été mis à nu avant d’être repeint lui aussi, seul un léger travail de ponçage a été nécessaire pour ébavurer les traces de moulage. Le travail de conception est vraiment remarquable sur ce chassis, la frontière avec une maquette statique est vraiment mince quand on voit ces formes.

Le plus long va être le décapage du capot, après avoir poncé au papier de verre 900, je découvre au moins trois couches de peintures superposées, du rouge, du vert puis du blanc. Retirer toutes ces couches de peinture par ponçage, ce serait trop long et fatiguant. J’ai donc décidé d’utiliser du liquide de frein de type « DOT 4 », une petite bouteille vendue pour 3 Euros en grande surface pour une marque de premier prix. J’ai eu l’occasion de tester cette solution sur plusieurs coques de Mini-Z non traitées « Gloss Coat », et ça avait marché.

Le trou pour la M60 sera condamné définitivement en le rebouchant au mastic Sintofer puis au mastic de finition Tamiya Putty.
Pour la mise en peinture, toujours le même procédé, on vaporise de l’apprêt blanc ou gris, et puis la teinte finale. Mon choix s’est porté sur une teinte inédite pour ma part, obtenu par une première teinte de rouge puis d’orange. On obtient alors une sorte d’orange « papaye ».

Reste encore à passer un coup de vernis pour la finition et c’est terminé. Le montage à blanc de l’arceau de sécurité avec le chassis et son capot donne franchement un aspect très réaliste, et on a vraiment envie de monter le groupe moto-propulseur, le train avant et tout l’équipement adéquat pour rouler ! Franchement, vous en pensez quoi ?



Les options et équipement embarqué.
La marque aux étoiles propose un set d’amortisseurs hydrauliques en aluminium anodisé noir. Ce n’est pas vraiment donné, mais il doit être possible de choisir d’autres amortisseurs hydrauliques plus « compétitions ». Mais là n’est pas vraiment la philosophie du FAV, c’est un buggy très « scale ». Chose curieuse, les ressorts à l’avant sont plus longs et plus souples qu’à l’arrière.

Le précédent propriétaire m’avait laissé un servo de direction, un Hitec HS311, je l’ai donc raccordé à mon récepteur Futaba et un vario équipé d’un cut-off pour les batteries au Li-Po. Parce que oui, mon FAV va carburer au lithium-polymère ! Il me suffira simplement de retailler légèrement à la lime arrondie au niveau du passage des câbles de puissance. Autrement une 2S Hardcase équipée de prise sur le côté trouve très facilement sa place dans le logement d’origine.
Je vais tester mon FAV avec un Mabushi 540, même si un Sport-Tuned m’aurait plu davantage. D’ailleurs en fouillant un peu dans mes affaires, je découvre que j’avais déjà en ma possession un Johnson 540 et un autre moteur de chez Axial. Je testerai chacun de ces moteurs si peu utilisés. Chaque chose en son temps, il me faut encore découvrir le comportement de ce modèle avant d’envisager de booster sa puissance si nécessaire.

Entre temps j’ai reçu ma commande venant d’Angleterre dans laquelle se trouvait un vario Etronix Probe WP, c’est sans doute le même vario que le HPI SC15-WP. Pour une utilisation en tous temps, j’ai préparé mon équipement électronique pour cela, d’où le choix d’un vario résistant à l’eau et protéger le récepteur dans un ballon de baudruche.

Le bonhomme.
Parlons justement du pilote, je l’ai repeint en version civile avec une chemise ouverte à manches courtes, par contre pour la tête j’aurais bien voulu lui enlever ses écouteurs militaire, mais j’ai contourné ce problème en le reliant à….. un baladeur MP3. Pourquoi pas après tout ? C’est la mode actuelle des casques audio, ils ont fini par grossir ces dernières années tout comme la Golf. J’ai donc réalisé un petit baladeur MP3 avec de la carte plastique et relié par un fil repeint en blanc.

Tout le poste de pilotage a dû être repeint avec du Humbrol, les bras ont été fixés d’origine avec du fil de fer et de la pâte epoxy, une bonne idée mais c’était mal fait et j’ai quasiment tout enlevé. C’est l’étape la plus longue ici du fait de la peinture à huile utilisée. D’ailleurs je ne sais pas ce qui s’est passé auparavant, mais mon pilote a vu pratiquement tous ses doigts sectionnés (?), seuls les pouces sont intactes. Donc deux jours plus tard, voilà le résultat.

Essai sur piste.
Question aspect, c’est bien plus réaliste et l’engin glisse facilement dans la joie et la bonne humeur. Les pneus à pavés du FAV se comportent bien sur le bitume et dans les gravillons. D’ailleurs le buggy glisse beaucoup sur ce type de surface, c’est amusant mais le manque de stabilité se fait sentir. Pas étonnant pour un engin conçu dans les années 80, les bras de suspension fonctionnent à l’opposé des double triangulations modernes si performants.

DSC00718



Le pare-choc en alu tient bien et ne présente que peu de rayures.

Cela dit, nul besoin finalement d’avoir un Sport Tuned. Certes les chevaux seront là, tout en proposant une consommation proche du RS540 Mabushi ou Johnson, mais avec une Lipo 2S Hardcase, c’est déjà bien suffisant pour s’amuser comme un môme. Pourtant, j’ai tout de même envie d’essayer cette motorisation ultérieurement. Wait & see.